Time and Tide dans les salles.

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24/05/01 12:51 

Avis aux amateurs, Time and Tide sort sur les écrans belges mercredi prochain.


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27/05/01 03:58 RE: Time and Tide dans les salles.

veinards ! N'oubliez pas de nous rapporter vos impressions à chaud ! Est ce que ce film est prévu en France dans une distribution nationale?


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02/06/01 00:12 RE: Time and Tide dans les salles.

Sur Cinemagic ils disent qu'un distributeur devrait le sortir en France à la rentrée...


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02/06/01 10:43 RE: Time and Tide dans les salles.

De toute façon, le film est produit par les américaines (d'ailleurs je pige pas comment ils ont pu donner du fric pour ça, le film est un peu trop expérimental pour eux à mon avis, moi j'adore mais certaines personnes ne trouvent nul... Bref il divise, les ricains veulent des films qui rassemblent. ). Il serait donc normal qu'ils le distribue partout dans le monde. Wait and see....


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02/06/01 19:19 RE: Time and Tide dans les salles.

Adorer "Time and Tide" ? Mais comment fais tu ? :) (Ca, c'est le genre de message à lancer des polémiques ! Hahaha ....)


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02/06/01 23:24 RE: Time and Tide dans les salles.

C'est vrai que Time and Tide, du fait de sa construction et de son esprit "je m'en foutiste" quant aux notions de réalisme ou de crédibilité dans le cinéma de genre, déstabilise une grande majorité de ceux qui le voit. D'ailleurs, je suis certain que même nombre de fans du "maître" ont besoin de plus d'un visonnage pour digérer ce film. Un peu à l'image des scènes d'actions d'envergure que propose T&T, dont la complexité des mises en scène (choré et montage) ainsi que leur extrème inventivité visuelle, peuvent en faire décrocher pas mal...


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03/06/01 16:33 RE: Time and Tide dans les salles.

Voyez ma critique sur ce site. Time and Tide n'est pas destiné aux amateurs de ce que fait Hark - ce serait trop beau. Si ce film est une catastrophe, c'est précisément parce qu'en tentant de doubler Woo sur son propre terrain de conquête (Hollywood) et Fincher dans ses expériences (très tendance), il se plante doublement. Quant à la prétendue inventivité visuelle, laissez-moi vous dire qu'en comparaison de Zu, il n'y a rien dans Time and Tide : ce sont juste des effets. Pour cela, il ne faut pas avoir l'oeil, il suffit de bons techniciens.


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04/06/01 00:32 RE: Time and Tide dans les salles.

Je n'étais pas trop convaincu par ton opinion (le film me plaît) et après lecture de ta critique je ne le suis toujours pas. Cette dernière étant avant tout une critique du réalisateur et non de sa réalisation (démarche légitime), je ne comprend pas -ayant apprécié ce film- sur quels éléments s'étaye ton jugement. En fait tu en dis bien plus sur T&t dans ton message. A ce propos, que vient faire Fincher dans cette affaire ? Pour ce qui concerne John Woo, si tu fait référence à Time and Tide et non à la malheureuse aventure hollywoodienne de Tsui Hark, alors je ne perçois pas le film à ta manière.
En effet, plus qu'une tentative de doubler Woo sur son terrain (le genre polar n'étant pas breveté, le "terrain" en question est celui de l'oeuvre), le résultat donne plutôt l'impression d'une bifurcation et non d'une trajectoire parallèle (implicite dans l'idée de doubler). Si comparaison il doit y avoir, c'est plus sous l'angle de ce qui sépare (ou oppose ?) ces deux cinémas qu'autre chose. Que ce soit dans le polar ou dans le film de costume, les univers de ces deux réalisateurs m'ont toujours paru être bien plus étranger l'un à l'autre que proche...



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05/06/01 13:15 RE: Time and Tide dans les salles.

Cher Astec,

Tu as bien sûr doublement raison :

1°) Ma critique de Time and Tide ne parvient pas à dépasser le constat du travail que Hark en a tenté - et du soupçon où je le trouve d'avoir opéré un revirement dans sa manière de concevoir le cinéma. Que sa personnalité soit tyrannique ou non n'est pas ici en question : ce qui m'intéresse, c'est la façon dont sa (propre) gestion de sa (propre) personne de réalisateur altère désormais le regard possible sur son film (sur sa propriété). Pour moi, cette gestion est, à proprement parler, une gestion d'importation - il importe dans le cinéma de Hong-Kong ce qui lui est autre. Car le cinéma de Hong-Kong c'est la dépersonnalisation de la production. Ce faisant, Hark détruit une manière de faire du cinéma dont le propre est d'être impliqué lourdement dans ce qu'un film est, à la fin de sa conception. La manière de faire est déjà vision du cinéma. En changeant de place et de manière de faire, Hark change forcément le film. C'est pourquoi parler de technique ou de signature est pour moi important : cela surdétermine l'esthétique de Time and Tide. Parce que l'importation du rôle implique l'importation des faires qui y sont associés. D'où le vocabulaire d'effets, qui est le même que celui de Fincher dans Fight Club (voir la fameuse scène "Ikea"), mais aussi de Baz Luhrmann (Romeo & Juliet) par exemple. Dans la logique "importée", le film possède peu d'importance : si le "faire" importe d'abord (et donc la signature qui y est apposée), il doit pouvoir être vu comme tel - immédiatement, en surface. Il n'exige rien du spectateur en termes de regard : il lui impose la virtuosité technique de surface de son créateur. Il héroïse, si tu veux, le réalisateur, au détriment du film. Ce qui me paraît à la fois insupportable et lourdement mythologique - la démiurgie du créateur, etc.

2°)Tu as également raison lorsque tu mentionne que ce qui importe, lorsqu'on parle ensemble de Woo et de Hark, c'est de voir ce qui les sépare. Dans Time and Tide, cette séparation est même cruciale. Car il faut bien voir combien ce film est un délire de Hark (et de lui seul) sur la façon dont Woo gère un terrain où il est considéré comme maître ("son" terrain), celui du polar hypersensuel, lisse, délié. Mais ce délire n'est pas un pastiche ou une imitation ; c'est en ce sens qu'il s'agit de doubler Woo : d'affirmer que son mode de faire les films ne va pas de soi. Que, sur les mêmes schémas (de lieu (aéroport), de signature (colombes),...), le regard-caméra peut manifester, comme tu le dis, des différences. Et, pour Hark, le bénéfice dont jouit Woo est peut être un bénéfice indû, parce que sa manière de faire n'est peut-être pas forcément la seule - et que le jugement qui la préfère, elle, devrait peut-être être questionné. Mais en même temps il s'agit bien d'entrer en interaction avec le cinéma de Woo, et de tenter de le confronter. Cette confrontation est donc à la fois rencontre, tentative de doublage, et affirmation de la différence. La où cela devient pathétique c'est que, comme tu le dis toi-même, il y a une "étrangeté'" fondamentale du cinéma de Hark à celui de Woo : l'erreur de Hark, qui l'a mené à Time and Tide, est de ne pas l'avoir compris et d'avoir tenté de délirer pour lui cette étrangeté irréductible.

Je ne pense pas t'avoir convaincu, mais au moins mes raisons sont-elles claires maintenant.



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09/06/01 01:12 RE: Time and Tide dans les salles.

Tu ne m'as toujours pas convaincu, c'est vrai.
Si je comprend bien ton raisonnemnt, tu n'aimes pas T&T parce que ce film marque la perte de contenu du cinéma "harkien": le môssieur frime quoi !
Dans cette optique, sa confrontation avec Woo serait d'autant plus à son désavantage que son film ne se réduirait qu'a de l'esbrouffe visuelle visant à la mythification du réalisateur.
Sur ce dernier point, je ne vois pas trop ce qu'il y en a à dire, tant cela relève de l'analyse trés "à chaud" sur l'évolution du bonhomme. Et puis, je ne vois pas en quoi cela aide à comprendre le film (apparement, ça fait longtemps qu'on le taxe de mégalo). Au contraire même, car tes affirmations ne semblent pas découler (en tout cas dans leurs présentations rédigées) de l'analyse de l'oeuvre mais plutôt le contraire...
Mais peut-être que le désaccord ne se limite qu'à une affaire de goût ? Je dois avouer que je ne suis pas trés sensible à l'univer de Woo- font chier les pigeons- (Face Off reste mon préféré) et à ses thèmes de prédilection. Au contraire, je me sens plus d'affinités avec celui de Hark. Voilà sûrement la raison de mon intérêt pour les persos trés "rock" (rebelle ?) de T&T. Voilà pourquoi je me suis sans doutes passionné pour leur histoire là où le destin de Mark m'a toujours laissé indifférent...



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09/06/01 14:47 RE: Time and Tide dans les salles.

Oooops. Décidément, j'ai pris l'habitude de m'exprimer de manière tortueuse. Résultat: je me plante. Pour être tout à fait franc :

1) Je préfère de loin Hark à Woo, moi aussi !

2) Je n'aime pas Time and Tide, le film, à cause de Time and Tide, le film. c'est-à-dire à cause de Tsui Hark ! Héhé ! Parce que, précisément, il y a confusion des genres. Parce que, pour le dire tout à fait franchement, Time and Tide n'est plus un film. C'est Hark. D'où que tous ce qui est dans le film se brouille. Je sais que cela paraît débile, mais si tu fais attention au fait qu'un film, cela ne sort pas de nulle part, les rapports qu'il y a entre individus en objet peuvent parasiter ce que tu vois. Et, dans Time and Tide, on ne voit que Hark, comme dans Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, on ne voit que Jeunet. J'ai un cette impression, qu'avant chaque plan, il y a quelque chose qui nous dise : "Attention, ça va être génial !" Et puis, après chaque plan : "Vous avez vu ? Hein ?"

3) Time and Tide n'est pas rebelle. C'est vraiment le seul point où je ne suis pas d'accord avec toi : c'est le film le plus conformiste, le plus commercial, le plus pute, de Hark. C'est mon opinion, pour sûr. cela ne l'empêche pas d'être infiniment supérieur à toutes les merdes qu'on veut nous vendre depuis Hollywood ou Paris. Même : c'est bien supérieur à toutes ces grosses merdes que sont Fist of Legend et autres Double Dragon (je vomis Jet Li et Jackie Chan). Mais avec Hark, on avait pris l'habitude devoler tellement haut (sauf pour double Dragon, précisément) que time and Tide laisse un goût amer. Ce film possède un coté Tigre et Dragon, calibré pour les regards préparés de nous occidentaux baignés de la mythologie du sens.

Et merde : c'est reparti pour le délire ! Je promets de me calmer. Mais c'est parce que ce petit échange avec toi m'intéresse... Au moins, on n'est pas perdu dans les clichés habituels sur HK. Et ça, c'est vraiment bien !

4) Je termine : les "faits" qui m'énervent dans Time and Tide. Des mots partout, des dialogues tête-de-noeud. Un côté pseudo-concept destroy (ce rastaman, quelle ennui). Des trucs de magie façon clip vidéo qui ne pénètrent rien, qui laissent le film intact (et que ma caméra accélère et ralentit, et que j'utilise des demi grand-angles, et que je fous des filtres partout, et que je rentre dans le pistolet ou la grenade, et que, et que...), par opposition à Zu, The Blade ou Green Snake. De la demi-mesure partout (pour ne choquer personne) : demi histoire d'amour, demi-combats, demi-action. De la fausse tension totalement arbitraire dans tous les coins ("Oh, mets-toi dans le frigo, ça va sauter", ou "Putain, elle accouche"). Tu vois ? Tout un côté encyclopédie sur CD-Rom qui sent mauvais le puzzle déglingué. Mais tout cela découle de la tentative (vouée à l'échec, je suis bien d'accord avec toi : normalement le réalisateur n'a rien à voir avec un film - ou ne le devrait que de manière marginale) d'imprimer une volonté à ce film. Sans cette volonté (avec Columbia Asie derrière), le film arait sans doute été un chef-d'oeuvre, purifié et radical comme un film de Robert Bresson (par exemple L'argent (1983)).

Groovy, Baby !



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09/06/01 23:57 RE: Time and Tide dans les salles.

Ouais, ouais, je crois que je vois ce que tu veux dire...
Mais là où ça doit coincer, pour moi, c'est qu'il se trouve que l'histoire (fort minimaliste, c'est vrai) de T&T, de ses personnages, m'a séduite. Pas passionné, c'est vrai ( en ce sens c'est un "petit" Tsui Hark), mais séduit, intrigué... La "passe" valait elle le coup ? Je le pense. Tout est là, à mon sens, si ça ne fonctionne pas avec les persos alors, c'est vrai, le reste n'est que de l'esbrouffe.
Et puis je crois que tu te trompes lorsque tu qualifies T&T de produit à la Tigre et Dragon, calibré pour les occidentaux (d'accord pour T&D). Ne serait-ce que dans le montage, il est évident (expérience à l'appui avec mon VCD que j'ai prêté à pas mal d'amis) que "l'évanescence" de la narration n'est pas faite pour séduire le plus grand nombre. Tien, rien que la scène de l'accouchement en pleine fusillade (à la limite du "bis") ne pourra que décrédibiliser ce film auprès des amateurs de "plausibilité" et "réalisme". Enfin, je dois t'avouer que le personnage joué par Wu Bai m'a particulièrement plu, alors qu'au début je le trouvais complètement...incongru !
Ce qui est assez rigolo dans cette histoire, c'est que là où tu vois un chef d'oeuvre raté, j'y vois une série B symphatique ! Enfin, espérons que Hark nous mettent d'accord avec Zu 2, en nous gratifiant de l'oeuvre hystérique tant attendue (avec plein d'effets, d'angles de caméra tordus juste pour la frime etc...)
PS: Fist of Legend est un bon film d'action (pas trés bon, je lui préfère de loin Iron Monkey), en particulier grâce à son méchant (le général Fujita) bien caricatural et à la tronche si bien trouvée.



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10/06/01 13:15 RE: Time and Tide dans les salles.

Bingo ! Vive Zu 2 ! Poiépolomi ! Enfin... Espérons...


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10/06/01 15:05 RE: Time and Tide dans les salles.

A ce propos, allez donc faire un tour sur Chinastar, il s'y promène un petit fichier vidéo au format ASF sur Zu 2. Je vous préviens tout de suite, c'est juste une séquence pauvrement animée...
PS: vous pouvez également la voir sur Hong Kong Action...



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